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Nouvelles du bord

2013

  

  

23 septembre :  Arrivée à Grand Bank, sur la côte ouest de la péninsule de Burin, il y a deux jours pour laisser passer un coup de vent avant de continuer vers les fjords du sud.

 Depuis Long Pond, escale à St John's où au ponton il y avait  un Irlandais en partance pour l'Irlande. Puis Fermeuse avec un arrêt de deux jours pour attendre la rotation des vents de sud-ouest à l'est. Il y a de la place à quai dans ce petit port actif. La saison de pêche est quasiment achevée et bon nombre de chalutiers sont déjà alignés au sec sur un grand terre-plein.

De là direction Trepassey avec une petite brise et un temps splendide.

Ensuite Saint Lawrence avec un parcours de 91 milles. Au départ point de vent et du moteur pendant deux heures puis le vent passe au nord (il était prévu 15/20 noeuds) et bientôt c'est du trente noeuds qui soufflent avec des rafales à 35 avec une mer de 2.5 m par le travers. Ah là là les prévisions météo! Finalement 12 heures plus tard nous étions à Saint Lawrence et sur le quai un petit comité d'accueil. La conversation s'est rapidement engagée et finalement parlotte pendant une bonne demi-heure avant que tout le monde regagne sa demeure.

Le lendemain départ pour Grand Bank à une cinquantaine de milles, un vent de sud de 10/15 noeuds une mer agréable et 6 heures plus tard nous étions arrivés à destination avec, au quai, un pêcheur pour prendre et tourner nos amarres. Après une petite discussion il revenait un moment plus tard et nous offrait de la morue ainsi que les dernières prévisions météo.

Grand Bank est une de ces nombreuses villes sinistrées par la disparition de la pêche. En ville quelques beaux bâtiments ont résisté au temps, en particulier des maisons dans le style architectural de la reine Anne. Un musée, au design moderne, raconte ce que fut autrefois l'activité de pêche dans cette région des grans bancs de Terre-Neuve.

Cliquez sur les photos pour les agrandir

24 septembre : Grand Bank-Harbour Breton : 25 milles plein nord, la porte d'entrée des fjords du sud de Terre-Neuve. Ici la côte est pénétrée de profonds fjords dont les entrées sont souvent protégées par de nombreux écueils et hauts-fonds. Quelques localités ont conservé leur appellation française et c'est très amusant d'entendre ces mots prononcés avec l'accent terre-neuvien.

Harbour Breton est un port de pêche actif mais la saison se termine et les chalutiers sont amarrés aux quais publics. Nous trouverons une petite pace pour la nuit au quai le plus extérieur. La ville est contruite de part et d'autre du fjord et depuis 1966 un pont relie les berges  ce qui  a entraîné la disparition du "ferry", en fait une barque à bord de laquelle, à la rame,transitaient passagers et marchandises. Un de ces rameurs fut une femme qui, après la disparition de son mari pêcheur en mer, pour assurer sa subsistance et celle de sa famille se reconvertit et assuma ce dur métier.

Le jour de notre arrivée il y avait des élections municipales. Alors que nous traversions la ville, une voiture s'est arrêtée à notre hauteur et le conducteur nous abreuva d'un long discours avant de lui signifier que nous n'étions pas électeurs car français. Il partit d'un grand éclat de rire lorsqu'il comprit sa méprise. C'était le maire-candidat à sa propre succession. Il changea de discours, vanta les mérites de sa ville et nous eindiqua les lieux à aller découvrir et surtout de ne pas rater le belvédère en haut duquel la vue sur le site de Harbour Breton est incomparable. Puis il démarra et repartit à la rencontre d'autres vrais administrés.


25 septembre : Hermitage à 35 milles de Harbour Breton. Contourner Connaigre Head, laisser sur tribord Connaigre Bay puis passer la Pointe de Basse Terre et Pass Island avant de virer et remonter au nord-est pour gagner ce tout petit port sis dans le fond d'une infractuosité. Nous hésiterons à y renter de peur de ne pouvoir faire demi-tour. Finalement le port est plus grand que le laisse croire une première impression. Il y a justement une place au quai qui mesure pas plus de 35 mètres. Nous préferons demander, une fois amarrés, aux personnes présentes, visiblement des pêcheurs à la retraite, si Noème risque de gêner. "Mais que nenni mon bon meûssieur vous pouvez rester au quai le temps que vous voulez". Cela tombe bien car demain coup de vent de nord avec 35/40 noeuds. Autant être à l'abri.

  

28 septembre : Après le coup de vent, départ pour Saint Alban's dans l'intérieur des terres en empruntant Little Passage, une route étroite et encaissée dans laquelle sont installées de nombreuses fermes à poisson. Le soleil est agréablement présent et les températures sont douces. La route est très agréable et très jolie. Quelques rares maisons parsèment le chemin, la vie ici doit s'apparenter à une vie d'ermite. Il règne un calme absolu. De nombreux aigles pygargues à têtes blanches planent dans le ciel vraisemblablement attirés par le poisson des fermes marines. La roche par endroit prend des couleurs surprenantes.

Le seul quai du port de Saint Alban's est encombré de vieilles fermes marines, plus au moins disloquées, amarrées à la va comme je te pousse. Finalement en faisant un peu de gymkhana nous pouvons nous amarrer au quai. Saint Alban's ville de 1500 habitants vit essentiellement de l'aquaculture. La particularité de Saint Alban's est d'avoir une église qui se différencie des autres églises car elle dispose de deux clochers qui rappellent la structure des églises lusitanniennes.

Le lendemain retour sur Hermitage avant de rejoindre Miquelon.

30 septembre : Notre autorisation (visa) de séjour au Canada s'achève aujourd'hui. Nous regagnons donc la France pour rester dans la légalité et Miquelon n'est qu'à 38 milles d'Hermitage. Route au moteur il n'y a pas un souffle de vent, la mer est un vrai miroir, ici c'est tout a fait exceptionnel. Même la houle est presque inexistante moins d'un demi-mètre.

Arrivée à Miquelon petit village de 650 âmes vivant quasi retirées du monde. Les maisons sont toutes colorées et la vie associative y est très développée. L'église la plus ancienne de l'archipel, reconstruite en 1862, est depuis le 11 avril 2011 classée au titre des monuments historiques et actuellement en rénovation.

Après avoir passé la nuit à Miquelon nous voilà une nouvelle fois à Saint Pierre. Nous allons pouvoir hiverner à nouveau Noème comme l'an passé sur le terre-plein de l'école de voile, nous avons l'autorisation des autorités portuaires.  En attendant la mise au sec et pour patienter pendant les derniers jours d'octobre, une denière croisière est programmée : aller naviguer si possible jusqu'aux Îles de la Madeleine en explorant la côte sud de Terre-Neuve.

 Les vents contraires et la météo difficile en ce mois d'octobre ont limité la dernière croisière aux fjords et petits ports isolés de la côte sud de Terre-Neuve. Pour cette denière équipée de l'année nous avons embarqué un équipier : Alain Menu du Sterne III


8 Octobre :  Un bon vent de sud-ouest nous amène sur Fortune pour une nouvelle entrée officielle au Canada. Trois heures pour 25 milles et un temps magnifique. Les douaniers vont finir par être de vieilles connaissances, car non seulement nous les croisons en leur bureau mais ils nous ont aussi contrôlé à l'occasion dans des ports proches de Fortune. Les formalités sont expédiées rapidement accompagnées d'un sourire et un visa d'un mois nous est accordé.

Stop de 3 jours à Fortune car Alain, qui dispose d'une voiture stationnée dans un garage, a quelques courses à faire dans divers magasins sur Marystone et Clarenville, pour des raisons de prix et surtout pour un plus grand choix de produits que sur Saint Pierre.

Marystone, une ville de 5500 habitants, a longtemps dépendu des activités de pêche et maintenant le port est tourné vers les activités d'entretien et de réparations des plateformes pétrolières.

Clarenville pour sa part s'est développée autour d'une scierie dès 1848. La construction de la transcanadienne au début des années 1960 lui a permis de retrouver un second souffle et son slogan actuel est : "The hub of the East Coast". Cette ville de 5500 habitants dispose d'une zone commerciale et artisanale développée où il est possible de trouver tout ce dont on peut avoir besoin y compris un shipchandler Mercer's où nous avons acheté notre antifouling. On y trouve un choix de vêtements de protection contre le froid incomparable et de plus en ce moment le change dollar canadien /euro est très très intéressant pour notre bourse.


Les courses casées dans les divers coffres de Noème, l'appareillage est possible pour cette côte sud de Terre-Neuve infractueuse, marquée de l'empreinte d'anciennes vallées glacières orientées essentiellement Nord-Sud et qui pénètrent profondément à l'intérieur des terres, parfois jusqu'à 20 milles. Certaines de ces infractuosités ont vu s'installer de petites communautés de pêcheurs et leurs familles. La plupart d'entres-elles ne sont reliées à l'extérieur que par la rotation journalière d'un ferry cacochyme qui assure le transport des passagers, de l'alimentation (pour fournir le dépanneur), le transfert du courrier et autres besoins. Les aménagements, d'une communauté à l'autre, se ressemblent beaucoup : un quai pour le traversier, un quai public qui permet bien souvent aux bateaux de passage de s'y s'amarrer en compagnie des quelques rares bateaux de pêche ayant survécus au moratoire de 1992 pour la pêche. On y trouve un dépanneur, une école publique, la poste et un centre médical, une église et son cimetière perché sur des hauteurs inaccessibles. La civilisation a ratrappé ces localités retirées puisque les antennes satellittes de télévision fleurissent sur chaque maison et s'il n'y a pas de voiture, faute de route, les quads abondent et circulent à vive allure (tout est relatif) sur ces petites rues étroites et escarpées bétonnées ou construites en bois. La marche semble avoir disparue pour une partie de la population.


11 octobre : direction François petite communauté perdue au fond d'un fjord encaissé à 50 milles de Fortune. Vent porteur, mer belle, aucun nuage pour empêcher le soleil de réchauffer l'atmosphère qui, automne débutant, se fait de plus en plus froid. L'entrée est étroite et le fjord très encaissé. Tout les quais sont occupés sauf celui du traversier qui arrivera plus tard en soirée pour y passer la nuit. Tout au bout du fjord un ponton flottant rehaussé de la couleur jaune typique des quais publics au Canada, qui ne figure pas sur la carte, nous est désigné par un individu chevauchant son quad d'un large geste de la main qu'il accompagne d'un discour au fort accent terreneuvien. Deux petites barques y sont amarrées laissant largement la place de manoeuvrer et d'accoster. La cité est colorée et fleurie, les rues, en partie en bois en partie en béton, montent et descendent sans discontinuer entourées de maisons en bois peint.Ces rues par endroit se métamorphosent en escaliers.

12 Septembre :  De retour à Long Pond par un beau temps chaud et ensoleillé. Noème n'a pas bougé de place. Il est temps de se trouver de nouvelles destinations. L'analyse de la situation météo nous apprend vite que nous sommes de retour sur Terre-Neuve. Demain coup de vent de sud-ouest et pluie pour au moins 48 heures. A priori ensuite le temps devrait rester aux beau pendant quelques jours.

16 septembre : Finalement l'escale Long pond s'est prolongée car le temps instable ne nous a pas incité au départ. Pas vraiment envie de se faire rincer. Contrairement aux tropiques ici l'eau est froide, la pluis fine est pénétrante. Ce soir Saint John's première escale après avoir quitté Long Pond. Juste une nuit, comme voisin un Irlandais bavard qui attend un bonne fenêtre météo pur rallier son Irlande natale quittée il y a déjà quelques années.

17 septembre : Fermeuse. Il y a une place à quai. La plupart des chalutiers sont au sec alignés bien sagement sur la zone de stockage. La saison de pêche est déjà achevée.

19 septembre : Trepassey, un arrêt juste pour passer la nuit tranquillement.

20 septembre : Saint Laurence est à 91 milles. Départ au moteur tôt le matin. Deux heures plus tard le vent se lève pur s'établir au nord à 25/30 noeuds et rafales. A l'arrivée avant la fin de la journée, sur le quai quelques pêcheurs à la retraite tournent nos aussières au bitte d'amarrage avant de faire la causette. Causette qui dure une bonne heure. Curieux et bavards les Newfies.

En fin de soirée une légère agitation parcourt ces ruelles montueuses. L'escarpement du fjord est si important que l'ombre a envahi tôt toute la vallée et le bras de mer, seuls les sommets sont encore ensoleillés. Quelques  quidams quittent leurs maisons et se dirigent vers le port par les rues éclairées prématurément. Au loin, à l'entrée du fjord se dessine la silhouette d'un bateau. C'est le traversier, le seul lien avec le monde extérieur. Très vite le ferry est là dans le port, bientôt à quai. Déjà un petit attroupement se forme, les conversations s'activent, des exclamations de joie fusent, quelques marmots accompagnent les adultes et s'égaillent sur le quai.

Le traversier accoste, les amarres sont lancées, les lamaneurs les tournent aux bittes d'amarrage, dans un même élan la passerelle descend sur le quai pendant que la grue du ferry s'active et commence à débarquer les colis et les quads alors que les passagers rejoignent le quai et l'assemblée.

Dix minutes plus tard le quai est redevenu silencieux, les rues de ce petit village sont à nouveau vidées de ses habitants. La paix envahit le lieu pendant que la fraîcheur tombe rapidement et que la pénombre s'intensifie. Il est temps de regagner le bord.

12 octobre : Persistance d'un beau temps froid par vent de nord 15/20 noeuds. Prochaine destination Burgeo, une toute petite ville installée sur une côte très découpée, au port minuscule et dont l'entrée se fait par un étroit goulet encadré de rochers. Cela semble bien scabreux de s'y engager. Un petit peu plus loin il y a l'ancien Fish Plant mais s'il n'est pas encore en ruine son état de délabrement ne nous incite guère à y accoster. Il en va ainsi de nombreux quais qui autrefois dévolus à la pêche dépendaient de l'usine de transformation de poisson attenante. Depuis 2008 de nombreuses usines ,pour ne pas dire la quasi totalité, ont fermé, et tous ces quais construits essentiellement en bois se dégradent fort rapidement en l'absence d'entretien, la rudesse du climat local accélère le processus. Ce défaut d'entretien est bien regrettable pour la longévité des quais.

Demi-tour pour aller au quai du ferry. Juste en prolongement de ce dernier un quai public d'une vingtaine de mètres peut nous accueillir et il est libre. A la question posée à un passant celui-ci nous répond qu'il n'y a pas de raison que nous ne puissions nous amarrer car aucun bateau n'y accoste. Confirmation quelques instant plus tard par les employés de la compagnie du ferry qui viennent d'arriver pour accueillir justement le ferry.

La ville est reliée au réseau routier par une route qui rejoint la fameuse transcanadienne et n'est donc pas aussi isolée du monde extérieur comme d'autres communautés voisines. Un escalier de bois mène à un belvédère. De là une  extraordinaire vue du cadre sur lequel est construite Burgeo s'offre à votre regard. Un ensemble de collines granitiques tortueuses et tourmentées, d'îlots et de rochers baignant dans une mer qui s'infiltre partout dans d'innombrables infractuosités et petits bras de mer. La mer, que nulle brise ne vient rider, se fait miroir. C'est très beau.

Le port

Entrée

13 octobre : Premier grand froid ce matin. Une belle gelée recouvre le pont, elle est si épaisse que le revêtement antidérapant en est devenu inefficace. Prudence en effectuant les manoeuvres de départ. Le ciel clair est annonciateur d'une belle journée ensoleillée mais hélas probablement sans vent. Une petite cinquantaine de milles nous attend pour rejoindre Rose Blanche et ses deux ports, un autre patronyme qui sonne bien français, héritage du French Shore. Seuls les noms en français ont survécu. Le français, comme langue parlée, a disparu du sud de Terre-Neuve. Le nom ne vient pas d'une fleur mais est la déformation de "Roche Blanche" car ici il y a beaucoup de quartz, il donne à la roche un aspect blanc. Et puis franchement le climat est bien trop rude pour que poussent des roses sur ces cailloux. Le peuplement débuta vers 1810 par quelques familles qui vinrent s'installer après que le site eut été fréquenté par des pêcheurs français saisonniers qui eux ne firent pas souche.












Un phare remarquable est érigé à l'entrée de la passe de Rose Blanche. Ce phare, dont la construction débuta en 1871, fut construit par des ouvriers du cru à l'aide de granit provenant de carrières locales pour sécuriser l'entrée de ce petit port de pêche. Il entra en fonction en 1873 pour s'éteindre en 1940. Six gardiens de phare se sont succédés pour assurer le fonctionnement de la lanterne dont la lumière était visible à 13 milles par temps clair. Tombé en ruine sa restauration débuta en 1996 et fut achevée en 1999. Il fut le premier phare de Terre-Neuve a être classé aux momuments historiques de l'île. Il est ouvert à la visite durant l'été.

La pêche ayant disparu la population se réduit comme peau de chagrin car l'économie locale offre peu de débouchés à la nouvelle génération. Reste essentiellement une population de retraités.

Le site est très agréable malgré les vestiges de l'usine de transformation de poisson et les quais qui eux aussi menacent ruines.

  

14 octobre :  La destination du jour : Port aux Basques. Traversée sous un soleil radieux de 30 milles (au moteur faute de vent) depuis  Rose Blanche.

Dès le début du 16 ème siècle les pêcheurs de baleines basques vinrent s'installer en cet endroit et y fondèrent une ville car c'est un port naturel large, libre de glace toute l'année, protégé des vents de toutes directions. Cette ville apparaît pour la première fois sur une carte de Terre-Neuve en 1687 (carte de Johannes van Keulen).

Un phare est contruit au Cap Ray pour sécuriser la navigation dans le Golfe du Saint Laurent. Phare financé par le gouvernement canadien bien que Terre-Neuve soit anglaise puisqu'elle ne rentrera dans la Confédération Canadienne qu'en 1949.

En 1893 c'est l'arrivée du chemin de fer grâce au prolongement de la ligne depuis Saint George. Son activité cessera en 1969 pour le transport de passagers et en 1988 pour les activités de transport de marchandises.

En 1898, le 30 juin, le premier ferry arrive, il assure la liaison avec la ville de Sydney située au nord de la Nouvelle-Ecosse sur l'île de Cap Breton. Cette liaison maritime n'a jamais été interrompue et assure la continuité des transports depuis le reste du Canada par la route transcanadienne sur Terre-Neuve.

Aujourd'hui le port de pêche n'a quasiment plus aucune activité. Les quais ont été reconverti pour partie à la plaisance mais cette activité est elle-même très réduite. Les quais là aussi menacent ruine, les sanitaires étaient à l'abandon lors de notre passage. La seule vrai activité portuaire est celle générée par le bac même si quelques bateaux de pêche traînent dans le port.

La ville très étendue n'a pas beaucoup d'attrait.  Le temps a tourné à la pluie et au vent pendant notre séjour. Difficile de déambuler par ce temps excécrable dans une ville qui n'offre aucun point d'intérêt. Nous sommes quand même allés à la "Library", à plus d'une heure de marche du port, pour bénéficier d'une connexion internet car au port il n'y en a pas.