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Chili nature
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CHILI

            Troisième séjour au Chili, dans ce pays aux montagnes de neiges éternelles et au désert le plus aride au monde, aux vallées fertiles vinicoles du centre, aux bourrasques venteuses et à la pluie incessante patagoniennes, à la lave ardente des volcans et aux glaciers mourrants dans le Pacifique souvent impétueux. Du nord au sud le Chili déroule sur plus de 4000 kilomètres en une longue bande étroite ses beautés dans une incroyable diversité dont nous ne nous lassons pas. Au nord le désert d'Atacama, sa remarquable faune, un ciel si pur que la voûte étoilée la nuit est une splendeur, au centre les forêts et les vignobles, au centre sud la région des lacs aux immenses plans d'eau cernés de hauts sommets andins qui s'y reflètent majestueusement. Plus au sud les vastes steppes de la Terre de Feu, mais aussi les fjords et les glaciers  de la Patagonie balayés par des vents tempétueux et inondés de pluie. Sans oublier l'île de Pâques et l'archipel Juan Fernadez perdus à l'ouest des côtes chiliennes dans l'Océan Pacifique, célèbre pour la première pour sa civilisation disparue dont il ne reste que les célèbres moai, la seconde pour avoir inspiré à Daniel Defoe les légendaires aventures de Robinson Crusoé.

            Puerto Montt sera la porte d'entrée du voyage et d'un séjour dans la région des lacs suivi d'une escapade sur la pluvieuse et si jolie île de Chiloé avant de se lancer sur la Carreterra Austral pour rallier la petite ville de O'Higgins étape ultime de la carreterra. Remonter sur Puerto Montt pour embarquer à bord de l'Evangelista et naviguer pendant 4 jours dans les fjords patagoniens (chers à Francisco Coloane) jusqu'à Punta Arenas sa dernière escale. De là rouler vers l'île de la Terre de Feu jusqu'à Ushuaia la grande ville argentine du sud avant de s'envoler pour Santiago la capitale et de nouveau rouler vers le nord, vers le désert d'Atacama une steppe rocheuse où quelques rares salars disséminés dans cette immensité sans limites abritent une faune rare et étonnante. Et enfin, hélas, retour à Santiago y séjourner deux jours avant de rentrer à la maison après avoir engrangé deux mois de souvenirs, d'images et d'impressions inoubliables que nous allons vous faire partager.

12 et 13 novembre : Arrivée à l'aéroport de Puerto Montt porte d'entrée de la région des lacs et de transit entre l'île de Chiloé la région australe et la Patagonie. Fondée en 1853 par des colons allemands et chiliens qui se sont installés dès 1850 dans cette région boisée à ,plus de 1000 km au sud de Santiago, elle porte le nom du président chilien de l'époque Manuel Montt. C'est la capitale administrative et économique de la régions des lacs.

            Nouvelle capitale économique du sud c'est aussi la plus grande ville avec ses 240 000 habitants. Son port est très actif tant sur le plan transport marchandises que passagers avec les nombreux ferries qui assurent les liaisons avec l'île de Chiloé et les ports de la côte patagonienne.

            La ville, située sur la baie de Reloncavi, en elle-même a peu d'attrait même si elle conserve de son passé une influence germanique que l'on retrouve dans l'architecture des vieilles maisons en bois ainsi que la cathédrale. Le quartier le plus typique est le quartier portuaire Angelmo. Innombrables sont les artisans qui y exposent leurs productions en particulier les indiens Mapuches, le port de pêche délabré, les restaurants qui servent la spécialité locale el curanto plat à base de viandes, poissons et coquillages. Et bien entendu un marché richement pouvu en poissons et coquillages.

            L'hôtel où nous avions réservé, situé à mi-chemin entre le quartier Angelmo et le centre ville, est typique de l'hôtellerie que l'on retrouve dans la région c'est-à-dire fait d'une construction hasardeuse et toujours en devenir pour ne pas dire jamais achevé, mais le personnel est si prévenant si gentil que les défauts de la construction passe au second plan. C'est dans cet hôtel que nous retrouvons Isabelle et Christophe arrivés d'Uruguay (où leur bateau  est au sec) via l'Argentine après un long périple en bus. C'est en leur compagnie que nous allons effectuer une partie de ce voyage.

  

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14 novembre : En route vers Puerto Varas station balnéaire implantée sur les berges du lac Llanquihue  à 20 km au nord de Puerto Montt. Née en 1854  d'un port lacustre installé à l'arrivée d'une vague immigrante allemande elle garde de ses origines

une belle architecture allemande bien présente.

            Puerto Varas, établie dans un cadre grandiose au pied du lac Llanqihue bordé des hauts sommets enneigés des volcans Osorno et Calbuco qui s'y reflètent, est devenue le centre touristique le plus fréquenté du sud de la région des lacs. Malgré tout elle reste chaleureuse et vivante même si elle est bondée l'été par un afflux de touristes qui se servent de la ville comme point de départ pour les nombreuses excursions proposées dans toute la région en particulier vers le Parque Nacional Vicente Pérez Rosales et les multiples activités sportives comme la randonnée, le golf, l'andinisme, la pêche à la mouche, le canopy, les sports nautiques en particulier le kayak et en hiver le ski.

            Le volcan Osorno présente une forme conique quasi parfaite qui rappelle celle du mont Fuji au Japon. C'est l'un des volcans les plus actifs des Andes, la dernière éruption remonte à 1869. A sa base est installée une station de ski et il est possible l'été de monter à son sommet grâce à un télésiège et d'aller se rouler dans la neige.

  

            En fin d'après-midi nous filons au sud vers Quellon à la pointe la plus septentrionale de la Panaméricaine car le ferry part à 3 heures du matin en direction de Chaitén sur le continent. Or de question de rater le départ. Quellon est un des ports principaux de l'île, elle dispose d'une industrie de conservation des produits de la mer très dynamique. La ville n'a pas beaucoup d'intérêt mais le port et ses nombreux bateaux de pêche offre un univers très coloré. Le Museo Inchi Cuivi Ant propose une belle exposition sur la culture huilliche et aussi sur les vestiges d'un moulin et d'une habitation typique chilote. A la nuit tombée c'est l'attente du départ du ferry dans une salle peu confortable sur des sièges avachis de la compagnie Naviera Austral, salle d'attente encombrée de nombreux paquets et bagages, au milieu d'un va-et-vient incessant de chauffeurs de camions, de touristes accompagnés de leurs vélos ou tout simplement à pied, et bien sûr de tous les chilotes qui se rendent à Chaitén pour commercer ou rejoindre leur famille.

16 novembre :Le ferry est à l'heure, l'embarquement rapide et en bon ordre . Dès le départ le vent commence à souffler et la pluie se met à tomber sans discontinuer jusqu'à l'arrivée à Chaitén 5 heures plus tard. Le débarquement se fait sous la pluie et bientôt nous repartons sur la route sans s'arrêter dans cette ville rasée par une éruption du volcan Chaitén. Une halte est prévue au retour dans cette petite ville qui reprend peu à peu vie après avoir était noyée par des lahars sous 1 mètre de boue.

            Nous avons décidé de descendre assez rapidement vers le bout de la route puis au retour de flaner davantage au cas où un incident imprévu nous retarderait.

            L'étape du jour est précédée de quelques arrêts en particulier à Villa Ortega oubliée des guides touristiques, un village dans son écrin de verdure entouré de hautes montagnes, perdu dans le début de la Patagonie. Arrivée à Coyhaique en soirée après avoir emprunté une route au décor sauvage, route parfois interrompue, certain secteur ne sont toujours pas achevés, le relais est alors assuré gratuitement par de petits ferries. Cette partie de route goudronnée est très agréable,  ne présente pas trop de dangers. La circulation est peu dense, car cette région compte moins de 1 habitant au km²,

            

A 19 heures nous pénétrons dans Coyhaique, un gros bourg de 50 000 habitants, implantée sur un haut plateau boisé entouré de crêtes dentelées. De la place centrale pentagonale, peuplée d'arbres immenses, rayonnent des rues vivantes et commerçantes, disposition tout à fait en opposition à la structure habituelle quadrangulaire des villes chiliennes. L'arrivée de la Carretera Austral en 1980 a désenclavé la ville au point d'avoir supplanté Puerto Aysén comme capitale régionale. La ville n'a rien d'extraodinaire si ce n'est se promener et respirer un air pur. Elle est devenue le lieu où les pêcheurs à la mouche se donnent rendez-vous et où les voyageurs en partance vers les fjords avoisinants ou le sud viennent s'approvisionner.

  

15 novembre : Départ pour la Carretera Austral qui va nous mener de Puerto Montt à Villa O'Higgins fin de cette route étroite et longue de 1240 km. Construite pour désenclaver la région d'Aysén mais aussi pour avoir, dans un climat de tension permanente avec l'Argentine, la possibilité de déplacer facilement l'armée en cas de conflit ouvert avec son voisin. Quelques 10 000 soldats de l'armée chilienne participèrent à ce travail de titan qui débuta en 1976 sous le régime de Augusto Pinochet. C'est certainement l'ouvrage d'art le plus coûteux du XXe siècle pour le Chili. La construction nécessita d'entrer dans des forêts impénétrables, de trouver des voies longeants de hautes falaises épousants des fjords profonds et infractueux, franchir des lacs et des gorges sans fonds, le tout dans un rude climat venté, froid et pluvieux. Plusieurs soldats perdirent la vie sur ce chantier hors norme.

            La route a été ouverte progressivement au trafic à partir de 1988 mais un certain nombre de tronçons se font encore par bac ou ferry. La route touche Puerto Yungay en 1996. En 2000 Villa O'Higgins voit enfin arriver la route à ses portes. En 2003 une voie secondaire libère Caleta Tortel de son isolement. Dès 2008 plus de la moitié de son trajet est goudronné mais elle reste malgré tout étroite et difficile à bien des égards, il est quasiment impossible de rouler à plus de 50/60 km/h et préférable d'avoir un véhicule de type pick-up ou 4x4. La Carretera serpente au milieu d'une nature, de paysages exceptionnels et fait oublier son étroitesse, ses nids de poule, ses ornières et autres tôles ondulées sans oublier les à-pics vertigineux qui la bordent; attention à la chute en contre-bas dans un ravin car le séjour risque d'y être fort long en raison de leurs profondeurs et du peu de passage de véhicules. Il n'est pas rare au détour d'un virage de se retrouver nez-à-nez avec une énorme nivelleuse qui entretient la route sans discontinuer ou d'énormes camions qui assurent le traffic marchandise. Conduire avec prudence car il est très facile de se retrouver dans les décors sur cette route gravillonée et tortueuse à souhait. Attention aux pare-brise et ne pas suivre de trop près un autre véhicule. Il ne faut surtout pas prendre à la légère le départ sur une telle route, une panne un accident peuvent survenir loin de tout, il sera judicieux de partir avec un petit ravitaillement, de l'eau et aussi une réserve d'essence.  Penser à s'arrêter si un véhicule semble en panne sur le bord de la route.

            Si la route est arrivée pour l'instant à Villa O'Higgins il est prévu dans les prochaines années de la prolonger jusqu'à Puerto Natales et ensuite toujours plus au sud vers la région de Magallanes et pourquoi pas vers l'Antarctique chilien.

 

17 novembre : Après une nuit paisible et une petite virée en ville à la recherche de la station service et du supermarché nous roulons à nouveau sur la Carretera vers Cochrane. Nous longeons la rive ouest du Lago General Carrera, immense lac (le premier du Chili par sa superficie qui est trois fois celle du lac Léman) à la couleur tantôt émeraude tantôt bleu profond, entouré de montagnes toujours aussi hautes avec leurs sommets enneigés et de nombreux glaciers. Un paysage majestueux. Malheureusement de nombreuses forêts sont détruites par des incendies volontaires afin de libérer des patûrages pour l'élevage de bovins. Un triste spectacle que de voir ces centaines de troncs d'arbres brûlés, gris, dénudés, sans vie, s'ériger vers les nuages.

            Après 335 km parcourus sur la Carretera devenue maintenant une piste pas très confortable aux descentes vertigineuses et aux épingles à cheveux raides, Cochrane se précise dans le lointain. Seulement 3 000 habitants mais c'est la dernière vraie "ville" avant la fin de la route. Ravitaillement en carburant et victuailles indispensables. Ici est à priori la dernière station service. Nous allons trouver un logement d'un grand confort et une hôtesse charmante Marie Agnès. Certainement une des meilleures étapes pour passer la nuit et dans un cadre magnifique mais nous voilà bien sud déjà et il fait frisquet. Le poêle va ronfler toute la nuit et entretenir une douce chaleur dans le chalet. Dans la nuit il faudra que l'un d'entre nous se lève et quitte la douce chaleur du lit pour aller alimenter le poêle.

            Première étape sur la route australe : traversée de l'île de Chiloé, escale à Castro la capitale avant de prendre le bac à Quellon pour débarquer à Chaitén sur le continent.

            L'île de Chiloé mérite à elle seule un paragraphe entier. C'est après l'île de la Terre de Feu la plus grande île du Chili. Depuis Puerto Montt après un court trajet en ferry, environ une demi-heure, vous débarquez sur l'île de Chiloé grande de180 km de long pour 50 km de large, aux collines verdoyantes dans son nord et d'une épaisse forêt qui recouvre son sud. Une quarantaine d'îles dispersées dans le golfe à l'est de Castro conservent des traditions  fortes du fait de leur isolement car elles sont peu visitées, s'y rendre c'est le dépayesement assuré.

            Le climat y est essentiellement pluvieux et rude tout au long de l'année.

            Jusqu'à la fondation de Puerto Montt cet archipel est resté loin de toute route commerciale et s'est développé loin de l'influence de Santiago et de la pression coloniale. Découverte en 1553 par les conquistadors espagnols elle fut rapidement mise sous l'influence et la domination des jésuites. Les Chilotes furent les derniers à rester fidèle à la couronne d'Espagne à la fin de la guerre d'indépendance.

            Son patrimoine architectural, en particulier celui des 150 églises en bois (dont 16 classées au patrimone mondial de l'Unesco) qui se dressent encore de nos jours sur ce territoire, les palafitos ces maisons en bois montés sur pilotis aux toitures en bardeaux, est remarquable. 

            Castro installée sur un fort promontoire est la "capitale" de Chiloé, une ville de 29 000 habitants très animée à l'architecture variée. C'est un plaisir de déambuler dans ses rues, de descendre au port, flaner sur la place centrale, discuter avec les marchands des rues, voir le marché artisanal, aller traîner vers les palafitos ces maisons sur pilotis construites au bord des estuaires où à marée haute viennent s'amarrer les navires, visiter les chantiers de construction navale. Surtout n'oubliez pas la cathédrale San Francisco construite en 1906 à l'emplacement d'une précédente église partie en fumée. Entièrement construite en bois malgré tout après bien des hésitations au regard du destin des deux précédentes églises construites elles aussi en bois. L'intérieur totalement lambrissé est d'un dépouillement éblouissant, la peinture extérieure jaune et violette est pour sa pat originale et surprenante.

            Pour finir un restaurant vous proposera ce plat typique qu'est le curanto, à savoir un ragoût de fruits de mer, de viandes et de pomme de terre,  ou à défaut des plats de coquillages ou de poissons et pourquoi ne pas goûter à ces grosses moules fumées qui encombrent les étals des rues.

  

18 novembre : Une courte étape aujourd'hui. Nous quittons notre chalet accompagnés d'une pointe de bruine sur une route toujours aussi précaire pour arriver en début d'après-midi à Caleta Tortel un village de 500 habitants peuplé essentiellement de bûcherons et de pêcheurs. Le village, accroché à une montagne aux flancs recouverts d'une exubérante forêt, les pieds dans l'eau du Golfe de Pena, se parcourt uniquement à pied après avoir garé la voiture sur une minuscule place où les autocars viennent faire demi-tour et embarquer des passagers pour des destinations mystérieuses. En effet c'est un village sans rues. Un réseau unique de passerelles et d'escaliers, sans fin, en bois, parcourt le village de bout en bout, relie les maisons entres-elles, parfois supendues au-dessus du vide, parfois au-dessus de l'eau. Tortel fait référence à Jean Tortel, un marin français, qui a joué un rôle important au cours de la guerre d'indépendance du Chili.

            Le village est classé monument historique. La vie y est calme et paisible, pas d'activité excessive ou emportée de la part des habitants, prendre son temps et voir venir semble être la devise de la population. Quelle sérénité.

            Autrefois les Alakalufes vivaient sur cette terre, mais ils ont disparu depuis bien longtemps, seules quelques statues rappellent qu'ici vivait un autre peuple qui fut exterminé plutôt que d'être compris.

19 novembre : Le jour de la dernière étape pour arriver à Villa O'Higgins. La ville de la fin de la route australe, une petite bourgade d'environ 500 habitants dont l'isolement a pris fin  par l'arrivée de cette route mythique en 1999. Pour arriver à destination la route, toujours aussi incertaine, se déploie au milieu d'une nature grandiose et préservée. Ici très peu d'habitants, quelques très rares maisons ou fermes isolées croisées au détour d'une clairière,  d'un virage. Une nature entière et grandiose, des montagnes aux cimes enneigées, des lacs et des rivières, des torrents tumultueux, du brouillard et de la pluie, parfois quelques rayons de soleil émergent de la nébulosité et illuminent ce paysage monumental.

            A Puerto Yungay, petit port situé dans le fjord Michel, la route s'interrompt. Seul un traversier peut nous acheminer plus loin. La montagne et les forêts sont infranchissables, ici pas de route mais un petit ferry de faible tonnage capable d'embarquer quelques voitures et passagers et ainsi assurer la continuité avec la Carretera Austral. Trajet gratuit. Tous les passagers et véhicules débarquent à Rio Bravo une quarantaine de minutes plus tard. Bien que la circulation soit modeste il n'est pas rare de ne pouvoir embarquer immédiatement et de devoir attendre la rotation suivante. Plus qu'une centaine de kilomètres à rouler sur une route caillouteuse mais assez bien entretenue.

            Au bord de la route à quelques mètres, sur un petit monticule moussu au milieu d'une petite étendue d'eau, un couple de Canquen (ouette à tête grise), oiseaux superbes, tout aussi surpris de notre présence, se laisse photographier sans trop d'appréhension avant finalement de s'éloigner. Encore quelques kilomètres et le panneau de la ville nous indique que nous sommes arrivés à bon port, escale ultime sur cette route.

            Le tourisme en est encore à ces balbutiements car Villa O'Higgins est vraiment au bout du monde. Quelques maisons d'hôtes et pensions de familles, des cabanas reçoivent essentiellement des "routards" de toutes nationalités. Mais aussi quelques hôtels modestes ont fait leur apparition ces dernières années. Nous trouvons à nous loger sans difficulté dans un ancien château d'eau rénové en petit appartement impeccable avec une vue imprenable sur l'environnement.

            Les rues autour de la place centrale,  s'organisent en un grand quadrillage parallèlement à la piste de l'aérodrome. L'activité principale, en dehors du tourisme, est essentiellement administrative avec une forte présence militaire et policière. Il y a quelques années un litige frontalier opposa le Chili et l'Argentine pour ces quelques lointaines terres enneigées semble-t-il pour la présence supposée de champs de pétrole. Depuis un accord du 16 décembre 1999 la quiétude règne  à nouveau  sur la région.

            Marche dans une forêt dense où nous avons eu la chance de croiser un couple de pic de magellan endémique de la région et quelques autres oiseaux. Longer le lac O'Higgins, marcher jusqu'au bout de la route, faire ses courses dans de petites épiceries (dont une tenue par un Haïtien), profiter de la majesté du lieu. Nous resterons 2 jours dans ce petit paradis avant de reprendre la route er remonter à Puerto Montt. Peut-être aurions-nous du rester plus longtemps dans ce lieu presque hors du temps.